au fond c'est tout ce qu'il fallait retenir du concert : issa et moi pendant le refrain de angela en créole, juste avant la reprise de a tribe called quest, juste après celle du wu-tang. sans le vouloir, sly johnson est une sorte de jukebox, genre nicolas canteloup sur brooklyn zoo. là, en plein coeur de saint-germain des prés, au milieu de la foule disparate formée par les trentenaires du quartier qu'on regarde avec une curiosité indulgente, ceux qui avaient l'air d'assister à un spectacle culturel insolite et sympa auquel télérama les aurait envoyés, bonsoir, comment allez-vous, pardonnez-nous ce léger retard, quand vous venez de l'autre côté de la ville vous êtes toujours les derniers, vous êtes là pour sly johnson ou benabar, ta gueule, on est là comme des pros qui ont chanté angela toute leur vie.